La fusion des communes

PARTIE 2 - CRÉATION DE LA NOUVELLE CITÉ

C’est seulement après 1959 que les trois municipalités prirent conscience de ces problèmes communs et cherchèrent ENSEMBLE les moyens de les résoudre.
Cela marquera le premier pas vers La Fusion.

S’en suivront quelques dates décisives au projet :

  • Janvier 1960 : Création du Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable.
  • 1964 : Création du Syndicat intercommunal à vocations multiples (le premier du département). Sa compétence portait principalement sur l’enseignement, les services des eaux et de l’assainissement, de la voirie, de la défense contre l’incendie, de l’enlèvement des ordures ménagères, et des pompes funèbres.
  • 24 Novembre 1965 : Le Conseil Municipal de Levrézy adoptait une délibération demandant au Syndicat Intercommunal l’étude d’un “projet de fusion”.
  • 9 Décembre 1965 : Le Conseil Syndical fait ressortir à l’unanime, que la création d’une agglomération de plus grande importance est du plus grand intérêt de tous puisqu’elle regroupera près de 8.000 habitants, et qu’il est indéniable qu’une telle opération portera :
  • le rang de la ville (6ème ou 7ème des Ardennes),
  • les finances (subventions majorées),
  • les travaux (priorité donnée),
  • les charges (meilleure répartition),
  • le personnel (organisation plus rationnelle),
  • les avantages pratiques pour les habitants (C.E.G. – C.E.T.).

Dès lors, la fusion était reconnue comme une nécessité et allait devenir une réalité grâce à la volonté tenace des élus municipaux de l’époque. Ajoutons aussi l’aide précieuse des services administratifs des trois mairies.

Mais pour mener au but, des difficultés réelles et des obstacles n’allaient pas manquer.

Il est évident que, dans les discussions préalables, le souci primordial des élus de chaque commune était de défendre au maximum les droits et les intérêts de leurs mandants. Cinq groupes de travail furent constitués. Ils se mirent à l’ouvrage en Mars 1966.

Il fallut recenser et comparer les taxes et revenus divers, procéder à l’inventaire des patrimoines, faire le point des réalisations et des situations financières, déterminer les besoins de chaque quartier en équipements, en matériel, en voirie, en personnels divers, etc., etc.

Un projet de budget de la ville fusionnée pour 1967 fut préparé. Il put être équilibré sans augmentation de l’ensemble des centimes figurant aux budgets communaux et syndical.

Les services des contributions directes, consultés, signalèrent que les contribuables de Braux et de Levrézy éprouveraient une faible augmentation des charges fiscales (5 % Braux et 10 % Levrezy) et Château-Regnault une diminution de 10 % environ. C’est sur ces bases que la charte de la fusion devait être votée par les 3 conseils municipaux.

Notons que les contribuables de Levrézy (pour lesquels l’effort fiscal demandé semblait être le plus grand) furent en réalité, les bénéficiaires de l’opération. Le départ imprévu de la SEFAC en 1967 et la perte de leur source principale de revenu en patente aurait entraîné pour eux seuls, une augmentation des impôts locaux telle qu’ils auraient pratiquement doublé.

Et pourtant, après tant d’efforts et des accords parfois difficiles, le projet faillit bien échouer sur un point qui avait pu paraître secondaire au cours des discussions.

Le nom de la nouvelle cité

Le 19 Septembre 1966 au soir, quand les délégués sortirent du bureau, la rupture était totale quant au nouveau nom donné à la nouvelle cité : Meuse et Monts – Tréville – Val de Meuse – Ville d’aymon – Aymonville – Aymon …

Heureusement, le nuit portant conseil, un élu du quartier de Bogny-Braux trouva une solution en proposant le nom de l’écart de Bogny grâce auquel personne ne se sentait lésé et aucune commune n’était placée en état d’infériorité par rapport aux autres.

Par arrêté préfectoral en date du 10 Novembre 1966, naissait de la fusion des communes de Braux, Château-Regnault et Levrézy, la nouvelle commune de Bogny-sur-Meuse avec 6951 habitants dépendant du Canton de Monthermé de l’Arrondissement de Charleville-Mézières dans le Département des ardennes.

La fusion est officielle au 1er Janvier 1967.

Composition du premier conseil municipal de Bogny-sur-Meuse :

  • M. HUGOT René, Maire.
  • M. HOTTIAUX Roland, Premier Adjoint.
  • M. LENOIR Jean, Second Adjoint.
  • M. LAMBERT Roger, Adjoint Supplémentaire.
  • Mme PETIT HAMAIDE Yvette, Conseillère Municipale.

M.M. CANIARD Paulin, LIEGEOIS Christian, MURGUET Albert, DERRIER André, COLAS Cyprien, PELTIER Charles, LINA Robert, LESSEUX André, MASLACK Jean, WANSARD Emile, VANDEVELDE Albert, AUTIER Marcellin, ROBINET Gabriel, MELIN Daniel, BAUDOIN Jackie, GROSDIDIER Gaston, CLAUDON Henri, PETITFILS André.

On constatera en consultant la liste des différents conseils municipaux que beaucoup de conseillers sacrifièrent volontairement leur mandat électif dans l’intérêt général. C’est un geste qu’il convient de souligner et d’apprécier à sa juste valeur.

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