Histoire de la Ville

La fusion


SI LA FUSION VOUS ETAIT CONTEE…
 
TROIS COMMUNES SOEURS 1ER JANVIER 1967 : NAISSANCE DE BOGNY SUR MEUSE
 
BRAUX : La Halle et l’Eglise 
 
 
 
 CHATEAU-REGNAULT – L’Eglise, la Meuse et le Château
 
 
LEVREZY – La Grand Place
 
 
 
UN PEU DE GEOGRAPHIE
 

BRAUX, CHATEAU-REGNAULT et LEVREZY, vieux villages ardennais, sont arrosés par la Meuse qui, depuis le « cul du Ham » jusqu’aux dernières maisons de « la Vinaigrerie », s’écoule majestueusement aux pieds des « Ronds Chaînons » avant de se frayer un passage entre les rochers des Quatre Fils Aymon et le poudingue de l’Hermitage et pénétrer dans le massif primaire de l’Ardenne où elle a creusé sa « vallée héroïque ».

 

Trois communes réparties sur les deux rives et qui devaient traditionnellement être délimitées par de petits ruisseaux (appelés « Ruches » ou « Rus » par les habitants) alors qu’en fait il était difficile de déterminer exactement les limites entre Braux et Levrezy sur la route de la gare (rive droite) et entre Château-Regnault et Braux dans le fond de Bogny (rive gauche).

 

UN PEU D’HISTOIRE

 

Trois communes qui ont chacune leur propre histoire.

 

BRAUX.

 

a les origines les plus anciennes, remontant à la venue lointaine de clercs calabrais prêchant la bonne nouvelle de l’Evangile. Ils devaient être remplacés en 829 par 4 chapelains choisis par EBBON (Archevêque de Reims) fondateur de la Collégiale. et l’histoire du chapitre de Braux sera celle de Braux. C’est le jour de l’Ascension en 837, que l’Archevêque EBBON fit transférer les restes de Saint-Vivent de Reims à la Collégiale de Braux.

 

CHATEAU-REGNAULT.

 

dont l’origine connue remonte à la fin du XIIème siècle, en plein Moyen-Age, était une paroisse située en « Terre d’Empire ». Un dénommé RENAUT (RENAUT de Rouey) y construisit une forteresse qui devait être détruire au début du XIIIème siècle et reconstruite peu de temps après, en 1227, par Hugues III, Comte de Rethel.

Après 1291, Château-Regnault est une Principauté souveraine dont le domaine s’étend sur 43 villages (elle a, entre autres privilèges, celui de BATTRE MONNAIE).

Par acte d’échange en mars 1629, Richelieu réunit au Domaine Royal la Principauté de Château-Regnault. La Princesse de Conti, née Marguerite de Lorraine, dernière souveraine, reçut en échange les terres et comtés de Chinon, Gien et Gannat.

Dès lors les habitants sont Français et le Roi est leur Seigneur.

 

LEVREZY.

 

Appartient successivement à la Collégiale de Braux puis de Château-Regnault (1227) et depuis lors son histoire se confond avec celle de la souveraineté de Château-Regnault. Le fait saillant est la création en 1637 d’un hospice dirigé par des frères ermites (les hiéronymites) et l’existence d’un pèlerinage à Notre Dame de Recouvrance dont la renommée suscita la jalousie des chanoines de Braux puis de Jean de Beaumont, gouverneur de Château-Regnault. Il paraît que « Levrezy » voulait dire « Vallée des lièvres ».

 

Après la guerre de 100 ans, c’est la misère partout.

 

En 1537 . Braux et Levrézy sont pillées et brûlées par les hérétiques de Sedan.

 

En 1554 . elles sont saccagées et brûlées par les Espagnols.

 

En 1643, lors de la Bataille de Rocroi, la garnison de Château-Regnault appelée «Garnison des loups » retarda l’avance des 7 000 impériaux d’Autriche et permit ainsi la victoire du Grand Condé sur les Espagnols. Rendant hommage à la bravoure des soldats de la garnison, les habitants de Château-Regnault s’appelèrent les « leus » (loups).

 

En 1687, Louis XIV fait démolir le Château.

 

La guerre est presque continuelle et ce n’est qu’au 19ème siècle que l’activité économique se développe avec la fabrication des boulons.

 

On devait malheureusement encore connaître l’invasion et l’occupation en 1870, en 1914 et aussi l’évacuation en 1940.

 

 

DES ECHANGES NOMBREUX

 

Les échanges entre les 3 communes ont été, de tout temps, nombreux et variés.

 

Les Jeunes, pour leur part, ne s’occupaient plus depuis belle lurette, de savoir si les jolies filles ou les beaux gars étaient plutôt de Levrézy, de Château-Regnault ou de Braux. Les liaisons et mariages intercommunaux étaient nombreux et nombreuses aussi étaient les familles à aller indifféremment dans l’une ou l’autre des communes pour tremper « la galette au sucre » ou « le gateau mollet » dans le « bédot » à l’occasion des fêtes patronales.

 

D’ailleurs, très tôt chaque matin, à l’appel de sirènes d’usines dans les rues des cités résonnaient les pas de tous ceux qui, emportant la « marinde » et le « pot de camp » s’en allaient travailler à « la boutique », aussi bien dans leur commune que dans la commune voisine.

 

DES PROBLEMES COMMUNS

 

Après la guerre, les 3 communes connurent une période euphorique de prospérité aussi bien pour les petites entreprises à caractère familial et artisanal que pour les entreprises de moyenne importance. Mais apparut bientôt un phénomène économique inquiétant qui ne cessa de se développer dans le secteur.

 

Pour des raisons diverses, des entreprises, grandes et petites, fermaient leurs portes et disparaissaient l’une après l’autre.

 

Ce fut la « GROSSE BOUTIQUE » à Château-Regnault définitivement démantelée en 1953 après avoir été la plus importante et la plus moderne des boulonneries d’Europe et avoir employé jusqu’à 1 200 ouvriers.

 

Vint bientôt le tour .

 

- à Braux .. des Etablissements Merveille, Mernier, Pequel-Brouet, etc.

- à Levrézy .. de l’Ile du Diable (Ets Hardy-Capitaine).

 

S’ajoutant à cette situation difficile, se posèrent de nouveaux problèmes dus surtout aux besoins nouveaux créés par les conditions de confort minimum qu’exige la vie moderne.

 

Problème du logement .. avec le recours inévitable aux constructions H.L.M.

 

Problème de l’eau .. avec une consommation accrue suite à la multiplication des installations sanitaires et une régression des débits de nos sources.

 

Problème du ramassage des ordures ménagères et des dépôts sauvages.

 

Problème des réseaux d’égoûts.

 

Problème des pompes funèbres et des possibilités d’inhumation dans les différents cimetières.

 

Problème du réseau routier et l’entretien des chemins.

 

Problème de l’électrification avec l’éclairage des écarts et le renforcement du réseau.

 

Problème des constructions scolaires.

 

Problème des services communaux avec la multiplication des tâches administratives et techniques, etc.

 

Aucun de ces problèmes n’était particulier à l’une ou à l’autre des communes. Ils se posaient TOUS, aux trois communes, en même temps.

 

C’est pourtant après 1959 seulement que les municipalités prirent, toutes trois, conscience de ce fait et cherchèrent les moyens de résoudre, ensemble, leurs problèmes. Et c’est le premier pas indispensable vers La Fusion : « Avoir l’humilité et le courage de reconnaître ses besoins, ses faiblesses ».

 

JANVIER 1960

 

Création du Syndicat intercommunal d’ALIMENTATION EN EAU POTABLE.

 

1964

Création du Syndicat intercommunal à VOCATIONS MULTIPLES, le premier du département.

Sa compétence portait principalement sur l’Enseignement, les services des eaux, de la voirie, de l’assainissement, de la défense contre l’incendie, l’enlèvement des ordures ménagères, et les pompes funèbres.

 

Tout naturellement, l’idée de la FUSION allait faire son chemin.

Elle est venue à l’intérieur, par logique, par évidence, la preuve étant faite au cours de 6 années fructueuses que tous les problèmes essentiels étaient solutionnés dans le sens le plus favorable.

 

Le 24 NOVEMBRE 1965

 

Le Conseil Municipal de Levrézy adoptait une délibération demandant au Syndicat Intercommunal l’étude d’un PROJET DE FUSION.

 

Le 9 DECEMBRE 1965

 

Le Conseil Syndical, unanime, faisait ressortir :

. qu’il est du plus grand intérêt, pour nos trois communes, de créer, une fois pour toutes, une agglomération valable et d’une certaine importance puisqu’elle groupera près de 8 000 habitants.

 

. qu’il est indéniable qu’une telle opération portera :

 

- sur le rang de la ville (6ème ou 7ème des Ardennes),

- sur les finances (subventions majorées),

- sur les travaux (priorité donnée),

- sur les charges (meilleure répartition),

- sur le personnel (organisation plus rationnelle),

- sur des avantages pratiques pour les habitants (C.E.G. – C.E.T.).

 

LA FUSION ETAIT RECONNUE

COMME UNE NECESSITE

 

ELLE ALLAIT DEVENIR UNE REALITE

GRACE A LA VOLONTE TENACE

DE TOUS LES ELUS MUNICIPAUX DE L’EPOQUE

 

Ajoutons que l’aide des SERVICES ADMINISTRATIFS des trois mairies fut des plus précieuses.

 

 

VERS LA FUSION

 

Les difficultés réelles et les obstacles n’allaient pas manquer.

 

Il est évident que, dans les discussions préalables, le souci primordial des élus de chaque commune était de défendre au maximum les droits et les intérêts de leurs mandants.

 

Cinq groupes de travail furent constitués. Ils se mirent à l’ouvrage en MARS 1966.

 

Il fallut recenser et comparer les taxes et revenus divers, procéder à l’inventaire des patrimoines, faire le point des réalisations et des situations financières, déterminer les besoins de chaque quartier en équipements, en matériel, en voirie, en personnels divers, etc., etc.

 

Un PROJET DE BUDGET de la ville fusionnée pour 1967 fut préparé. Il put être équilibré sans augmentation de l’ensemble des centimes figurant aux budgets communaux et syndical.

 

Les services des contributions directes, consultés, signalèrent que les contribuables de Braux et de Levrézy éprouveraient une faible augmentation des charges fiscales (5 % Braux et 10 % Levrezy) et Château-Regnault une diminution de 10 % environ.

 

C’est sur ces bases que la CHARTE DE LA FUSION devait être votée par les 3 conseils municipaux.

 

Notons que les contribuables de Levrézy (pour lesquels l’effort fiscal demandé semblait être le plus grand) furent en réalité, les bénéficiaires de l’opération. Le départ imprévu de la SEFAC en 1967 et la perte de leur source principale de revenu en patente aurait entraîné pour eux seuls, une augmentation des impôts locaux telle qu’ils auraient pratiquement doublé.

 

Et pourtant, après tant d’efforts et des accords parfois difficiles, le projet faillit bien échouer sur un point qui avait pu paraître secondaire au cours des discussions.

 

 

 

LE NOM. DE LA NOUVELLE CITE

 

 

La rupture sur ce point était totale quand les délégués sortirent du bureau du Préfet des Ardennes, le 19 Septembre 1966 à 8 heures du soir.

 

MEUSE ET MONTS – TREVILLE – VAL DE MEUSE – VILLE D’AYMON – AYMONVILLE – AYMON

 

Heureusement, le nuit portant conseil, un élu du quartier de Bogny-Braux trouva une solution en proposant le nom de l’écart de BOGNY grâce auquel personne ne se sentait lésé et aucune commune n’était placée en état d’infériorité par rapport aux autres.

BOGNY-SUR-MEUSE née de la fusion de Braux, Château-Regnault et Levrezy (arrêté préfectoral du 10.11.1966)

6951 habitants

Canton de MONTHERME

Arrondissement de CHARLEVILLE-MEZIERES

Département des ARDENNES

 

 

COMPOSITION DU PREMIER CONSEIL MUNICIPAL DE BOGNY-SUR-MEUSE

 

M. HUGOT René, Maire.

M. HOTTIAUX Roland, Premier Adjoint.

M. LENOIR Jean, Second Adjoint.

M. LAMBERT Roger, Adjoint Supplémentaire.

Mme PETIT HAMAIDE Yvette, Conseillère Municipale.

M.M. CANIARD Paulin, LIEGEOIS Christian, MURGUET Albert, DERRIER André, COLAS Cyprien, PELTIER Charles, LINA Robert, LESSEUX André, MASLACK Jean, WANSARD Emile, VANDEVELDE Albert, AUTIER Marcellin, ROBINET Gabriel, MELIN Daniel, BAUDOIN Jackie, GROSDIDIER Gaston, CLAUDON Henri, PETITFILS André.

 

On constatera en consultant la liste des différents conseils municipaux que beaucoup de conseillers sacrifièrent volontairement leur mandat électif dans l’intérêt général.

 

C’est un geste qu’il convient de souligner et d’apprécier à sa juste valeur.

 

 

LES MAIRES DE BOGNY-SUR-MEUSE DEPUIS LA FUSION

 

HUGOT René du 1er janvier 1967 au 20 mars 1977

DECOPON Abel du 20 mars 1977 au 3 mai 1980

BAUDOIN Gérard du 29 juin 1980 au 18 mars 1989

PATUREAUX André du 18 mars 1989 au 18 mars 2001

PILARDEAU Erik du 18 mars 2001

 

 

LOGO CREE EN JUILLET 2002 et ECUSSON CREE A LA FUSION

 

 

 

 


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